Refusons la société de surveillance

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DC Rally Against Mass Surveillance

Je m’associe à cet appel publié aujourd’hui dans 30 journaux à travers la planète et que je relaye ici. Je ne signe pas souvent les pétitions qui circulent, je trouve souvent cela assez inutile, mais l’enjeu ici en vaut la chandelle.

L’actualité du jour en France nous le rappelle : le Sénat doit débattre en 2e lecture et voter le projet de Loi de programmation militaire 2014-2019. Dans son article 13, ce projet propose d’autoriser les ministères et divers services de l’État à accéder aux données des utilisateurs transitant sur le réseau Internet, et cela sans même qu’une décision de justice ne l’ait autorisé au préalable. [MAJ : le Sénat a voté la LPM 2014-2019 avec l’article 13 … 🙁 ]

Bref, cela revient à généraliser légalement à tous les citoyens certaines pratiques jusqu’ici réservées à la lutte anti-terroriste.

À l’occasion de la Journée mondiale des Droits de l’Homme, 562 auteurs, dont 5 lauréats du Prix Nobel, issus de 80 pays, ont lancé conjointement un appel pour la défense des libertés individuelles face à la surveillance organisée par les entreprises et les gouvernements.

« Ces derniers mois, l’étendue de la surveillance de masse est devenue notoriété publique. De quelques clics de souris, l’État peut accéder à votre portable, à votre adresse e-mail, à vos réseaux sociaux et à vos recherches sur Internet.

Il peut suivre vos penchants et vos activités politiques et, en partenariat avec des sociétés de l’Internet, il recueille et stocke vos données et il peut donc prédire votre consommation et vos comportements.

Le pilier fondamental de la démocratie est l’intégrité inviolable de l’individu. L’intégrité humaine s’étend bien au-delà du corps physique.  Dans leurs pensées et dans leurs environnements personnels et de communication, tous les êtres humains ont le droit à une intimité sans encombre.

Ce droit fondamental est rendu caduc par l’abus de l’évolution technologique par les États et par les sociétés organisées à des fins de surveillance de masse.

Une personne sous surveillance n’est plus libre. Une société sous contrôle n’est plus une démocratie. Pour maintenir leur réalité, nos droits démocratiques doivent s’appliquer dans l’espace virtuel. »

 

Pour lire le texte complet de la pétition et le signer si vous le souhaitez.

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