Mon parcours

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Les contradictions qui m’ont fait avancer

Le Corps et l’Esprit

Lorsque j’étais adolescent, il semblait incongru d’être à la fois fort en maths et doué en sport, aussi mes professeurs m’ont dissuadé de m’orienter vers le professorat d’EPS comme je le souhaitais, car j’avais de trop bons résultats scolaires pour cela !

Puis, j’ai tenté vainement de mener de front des études de sociologie et une carrière d’athlète de haut niveau : intello chez les sportifs et sportif pour les intellos, je n’étais nulle part à ma place.

C’est la pratique du théâtre amateur qui m’a permis de dépasser ces clivages et de réconcilier les deux parties de moi-même, que l’école s’était ingéniée à opposer.

De la Pratique à la Théorie

En exerçant comme éducateur sportif bénévole, il m’a fallu déduire de mon expérience personnelle des règles et des consignes permettant de transmettre un savoir-faire à des enfants débutants. Le geste sportif de l’adulte entraîné n’est pas reproductible par l’enfant débutant, la démonstration et l’imitation ne servent à rien et sont même contre-productifs. C’est ainsi que j’ai découvert que le métier de formateur consiste à créer des environnements facilitant l’apprentissage autonome, selon les capacités de chacun.

En formant des animateurs en Éducation Populaire (BEATEP animation multimédia en alternance), il m’a fallu formaliser cette praxéologie ou théorie de la pratique, en aidant de jeunes animateurs à prendre du recul par rapport à leurs façons d’être et de faire, à les déconstruire et à les reconstruire autrement.

De la Recherche à l’Action

J’ai été formé à l’action par la recherche. En Sociologie comme en Sciences de l’Éducation, mes travaux de mémoires m’ont amené à être associé très tôt à des projets de recherche-action. Comme Bourdieu aimait à la définir vers la fin de sa vie, « la Sociologie est un sport de combat » : je me sens mieux dans la peau d’une ceinture noire de socio que dans celle d’un docteur es sciences humaines.

Le Dire et le Faire

Cela fait quelques temps maintenant que je me suis posé comme hygiène de vie d’essayer d’accorder le Dire et le Faire : faire ce qu’on dit et dire ce qu’on fait. J’ai même cru que l’on pouvait penser ce que l’on dit et dire ce que l’on pense : j’ai appris à mes dépends que la franchise a des limites et que toute vérité n’est pas bonne à dire !

La pédagogie est mon métier

Apprendre par l’expérience

Il y a une quinzaine d’années, j’ai repris un cursus de DEA en Didactique des Sciences & Muséologie (Paris VII – Paris XI), au cours duquel j’ai pu participer à un projet de recherche à la Cité des Sciences et de l’Industrie à la Villette portant sur les apprentissages réalisés par les enfants utilisant les manips interactives de l’espace Machines et mécanismes de la « Cité des enfants ».

J’ai découvert à cette occasion le concept de « savoir en acte » dans les travaux du psychologue cogniticien Gérard Vergnaud. Ce concept trouve ses sources dans les écrits d’Aristote (De l’âme) et dans les commentaires qu’en a fait Thomas d’Aquin. L’idée a inspiré Bachelard puis Piaget.

J’ai failli faire une thèse sur la conception d’environnements favorisant l’apprentissage en situation d’autodidaxie, en m’appuyant sur ce concept-clé et sur mon expérience de concepteur multimédia dans le domaine de l’Enseignement assisté par ordinateur …

Accompagner le changement

Mais le web est arrivé ! La mise en oeuvre de ces nouvelles technologies de l’information allait m’occuper pendant quelques années, laissant en sommeil la construction plus approfondie d’un savoir sur l’Apprendre.

En travaillant à l’introduction des TIC dans les organisations, associations, collectivités locales … j’ai construit et développé des outils et des méthodes d’intervention pour accompagner l’innovation et les changements dans les modes de travail et les circuits de circulation de l’information. Certains appellent cela pompeusement le knowledge management. Au-delà des mots, ce qui prime c’est la capacité d’écoute des personnes et la pertinence d’analyse des systèmes, des stratégies d’acteurs et des enjeux, dans une vision prospective.

L’homme qui marche

Le temps est venu de faire émerger les passerelles et la transversalité qui existent entre ces points de vue différents sur un même sujet : l’Humain en mouvement.

Largeur = 150px Hauteur = 200pxL'homme qui marche - Alberto Giacometti - croquisJ’aime la sculpture, et le travail d’Alberto Giacometti m’a touché dès le premier contact, il y a une vingtaine d’année.

J’ai appris en courant le 100 m, que la vitesse s’obtient par une recherche permanente du déséquilibre. Ma vie professionnelle m’a appris que les processus de transformation humaine nécessitent du temps, parfois plusieurs générations.

L’équation à résoudre est là : trouver son pas pour construire sa vie dans un équilibre dynamique.

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