Pass ou No Pasaran ?

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Cette interrogation tourne en boucle dans la tête de beaucoup d’acteurs·trices de l’Action culturelle et socio-culturelle depuis plusieurs semaines.

Des médiathèques aux piscines : Sortez nous de ce mauvais pass ! [Libération – 27/09/21]

Nous pensions qu’un Pass servait forcément à ouvrir des portes, à faciliter l’accès à des publics dit « éloignés ». C’était sans compter avec la Novlangue …

Par un habile tour de passe-passe, le Pass sanitaire interdit l’accès à des lieux qui n’attirent pourtant pas foule, mais n’est pas exigé pour se coller les uns sur les autres dans les transports en commun et aux caisses des grandes surfaces …
Le Pass filtrant serait-il une passoire ? A moins qu’il ne soit un philtre magique pour faire passer une pilule amère ?

En ce qui me concerne, j’ai commencé par refuser quelques dates avec Pass, essayé de décaler certaines demandes sur 2022, accepté des dates avec Pass en proposant d’animer en plus dans un lieu privé un temps d’échange ouvert à tous·tes … Bref, je bricole, je m’adapte en essayant de ne pas perdre l’énergie qui m’anime et le sens de ce qui me semble juste. Les mots justes sont parfois un bon remède aux idées malignes :

«La logique du révolté est de vouloir servir la justice pour ne pas ajouter à l’injustice de la condition, de s’efforcer au langage clair pour ne pas épaissir le mensonge universel et de parier, face à la douleur des hommes, pour le bonheur.» [Albert Camus, L’Homme révolté, 1951]

Pass ou No Pasaran ?

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